la violence et la maladie mentale

Publié le par richard bazenet

morasz fm2-05, anaxis santé.
dans une hipothèse de développement psychogénétique optimal, une bonne partie de la violence fondamentale va se trouver intégrée progressivement dans un fonctionnement de type préconscient.
ce pur instinct de conservation va ainsi servir la vie fantasmatique en mettant son énergie au service des courants libidinaux et de l'activité de symbolisation.
mais cette hypothèse heureuse n'est pas le seul destin possible de cette pulsionnalité.
trois modalités d'intégration de la violence fondamentale :
1 la violence fondamentale s'intègre en se mettant au service des pulsions libidinale, courants amoureux, etc...
2 soit la violence fondamentale devient organisatrice de la personnalité.
a l'inverse de l'hypothèse précédente, ce qui va entrainer son pervertissement.

3 soit le sujet va tenter a égale distance l'imaginaire violent et l'imaginaire génital.
ce sont des tendances globales.
il existe des violences relevant d'un choix délibéré ou d'une interaction normale.
la distinction entre la violence et l'agressivité.
la violence dépend de l'effet produit sur la victime
ce qui importe c'est que quelque chose fasse violence.
une pulsion primaire, destinée a soutenir l'instinct de survie, ne visant personne en particulier.
c'est un mouvement défensif.
l'agressivité dépend quant a elle de l'intention de l'acteur.
ce qui importe c'est le but visé par celui qui agit.
une pulsion secondaire, liée a un plaisir a attaquer ou a nuire, visant l'autre en tant que sujet.
c'est un mouvement d'attaque.
nous avons une tendance naturelle a surtout percevoir l'agressivité, alors qu'en fait, la très grande majorité des situations conflictuelles ont une base issue de la violence fondamentale.
l'approche relationnelle des situations conflictuelles se situe en contre pied de cette tendance naturelle. elle repose en effet sur un repérage et une verbalisation prioritaire de la violence fondamentale.
définition de la violence :
il y a violence quand, dans une situation d'interaction un ou plusieurs acteurs agissent de manière directe ou indirecte, massée ou distribuée, en portant atteinte a un ou plusieurs autres, a des degrés variables soit dans leur intégrité physique, soit dans leur intégrité morale, soit dans leurs possessions, soit dans leurs participations symboliques et culturelles. 
définition de l'agressivité :
tendances ou ensemble de tendances, qui s'actualisent dans des conduites fantasmatiques, celles ci visant a nuire a autrui, a le détruire, le contraindre, a humilier ...
les contre attitudes aggravantes. 
la confrontation a la violence génère des réactions psychologiques de différents types.
des réactions de désorganisations 
peur
stress
angoisse
panique
sidération
confusion
traumatisme
crispation, rigidité, réactivité, perte du jeu relationnel, agressivité réactionnelle.
ces réactions psychologiques naturelles peuvent nous pousser a adopter des contres attitudes aggravant l'intensification de la violence telles que :
la fermeture relationnelle
le fonctionnement en miroir
l'augmentation tensionnelle
l'agressivité réactionnelle 
la perte de la distanciation 
une difficulté a écouter
une tendance a répondre sur la forme plus que sur le fond
l'utilisation de message inefficaces voire paradoxaux
toutes ces réactions entretiennent la dynamique d'escalade propre a la relation agressive
il est nécessaire de les connaître pour pouvoir, en repérant leur apparition, s'en dégager afin d'adopter un positionnement plus apaisant et plus efficace.
l'engagement et l'avancée dans la phase d'intensification peuvent se traduire par des signes :
les signes précurseurs de la crise :
verbaux :
augmentation du volume, changement de ton, tutoiement, insultes, menaces, raccourcissement des phrases, bégaiement, parfois arrêt de la parole.
comportementaux :
rapprochement physique, agitation posturale, impulsivité croissante, rougeur, transpiration, visage tendu, raidissement des membres, gestes violent contre des objets, va et vient.
psychologique :
agressivité plus nette, angoisse, état dépressif, colère, confusion, perte de la notion de temps.
la violence est une interaction en 6 phases, 
1 activation
2 intensificatioon 
3 crise
4 récupération 
5 stabilisation
6 élaboration
quelles sont les différents types d'agression et de violence auxquels nous sommes confrontés ?
au travail et dans la vie courante, (les plus fréquentes et les plus graves.).
les différentes formes de violence.
agression active physique : coups et blessures et coups envers un substitut
verbale : insultes et médisances
psychique : harcèlement moral et exposition au stress.
agression passive : empêcher un comportement de la victime, refus de s'engager dans un comportement, mutisme et refus d'acquiescer, refus d'aide et exposition passive au danger.
 
 

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bazenet 15/09/2013

Comment empêcher une victime de réagir ?

On ne nomme pas le problème, mais on agit de façon sournoise pour éliminer la personne au lieu de trouver une solution.

Ce problème est amplifié par le groupe ou même participe activement au phénomène. Le harcèlement dans l’entreprise passe ensuite par différentes étapes qui ont comme point commun un refus de
communication, des attitudes de disqualification : elle consiste aussi a ne pas regarder quelqu’un, parler de la personne de manière indirecte, c’est nier la présence de la victime, ne plus lui
adresser la parole, le langage est perverti, chaque mot cache un malentendu qui se retourne contre la victime.

Discréditer :

Pour cela il suffit d’insinuer le doute dans la tête des autres, on peut ensuite par un faux discours fait d’assemblage de sous entendus, des non dits, mettre en place un malentendu pour
l’exploiter a son avantage, on utilise les mensonges, les sous entendus malveillants.

Isoler :

Lorsqu’on a décidé de détruire psychologiquement un salarié, pour qu’il ne puisse pas se défendre, il faut d’abord l’isoler, en cassant les alliances possibles, quand on est seul, il est plus
difficile de se rebeller, surtout si on vous fait croire que tout le monde est contre vous, par des insinuations ou des préférences affichées, on provoque des jalousies, on monte les gens les uns
contre les autres, on sème la discorde.

Le travail de déstabilisation est ainsi fait par des collègues envieux, et le véritable agresseur pourra dire qu’il n’y est pour rien, lorsque l’agression vient de la hiérarchie, la victime est
progressivement privé de toute information.

bazenet 15/09/2013

Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée, on dit qu’elle est difficile a vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle.
On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant ou ce qu’elle est dans un autre contexte.

Une personne harcelée ne peut être au maximum de son potentiel, elle est inattentive et prête le flanc aux critiques sur la qualité de son travail.
Il est alors facile de s’en séparer pour incompétence ou faute professionnelle.

Le comportement d’un groupe n’est pas la somme des comportements des individus qui le composent. Le groupe est une nouvelle entité qui a ses propres comportements.

De nombreuses entreprises se révèlent incapables de faire respecter des droits minimaux d’un individu et laissent se développer au sein même de l’entreprise, les agressions.
Les agressions entre collègues peuvent aussi trouver leur source dans les infinités personnelles liées à l’histoire de chacun des protagonistes, ou dans la compétitivité, l’un essayant de se faire
valoir aux dépends de l’autre.

Le plus souvent, le processus est renforcé par l’incompétence des petits chefs.
En effet, un grand nombre de responsables hiérarchiques ne sont pas des managers,
Dans une équipe et n’ont pas conscience des problèmes humains qu’impliquent leur responsabilités

Cette incompétence est un facteur aggravant dans la mise en place du harcèlement car, lorsque les harceleurs sont des collègues, la première borne de secours devrait être le responsable
hiérarchique ou l’échelon supérieur.

bazenet 15/09/2013

Le harcèlement dans l’entreprise.

De quoi s’agit t il ?

Il faut entendre toute conduite abusive se manifestant notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes, des écrits, pouvant porter atteinte a la personnalité, a la dignité ou a
la l’intégrité physique ou psychique d’une personne, mettre en péril l’emploi de celle-ci ou dégrader le climat de travail.

Cette guerre psychologique regroupe deux types de phénomènes :

L’abus de pouvoir, qui très vite est démasqué et pas forcément apprécier des salariés.
La manipulation perverse plus insidieuse et a se mettre en place.
Il s’agit d’un phénomène terrifiant parce qu’inhumain, sans pitié et sans état d’âme, l’entourage professionnel, par lâcheté, égoïsme ou par peur, préfère se tenir à l’écart.
Lorsque ce type d’interaction asymétrique et destructrice est en place,
Il ne fera que s’amplifier si une personne extérieure n’intervient pas énergiquement.
Une suite de comportements délibérés de la part de l’agresseur est destinée à déclencher l’anxiété de la victime.

Qui est visé ?

Contrairement à ce que leurs agresseurs essaient de faire croire, les victimes ne sont pas au départ des personnes atteintes d’une quelconque pathologie, ou particulièrement faible.
Le harcèlement est rendu possible parce qu’il est précédé d’une période de dévalorisation, qui est accepté puis cautionné par le groupe, de la victime par le pervers ou l’idiot.

Cette dépréciation donne une justification à postériori de la cruauté exercée contre elle, et conduit a penser qu’elle a bien mérité ce qui lui arrive.

Pourtant les victimes ne sont pas des tirs au flanc, au contraire.

bazenet 15/09/2013

Qu’est ce que la perversité ? qu’est ce que la perversion ? qu’est ce qu’un pervers ?
C’est renverser une situation de manière à ne pas être fautif.
Un processus pervers peut être utilisé ponctuellement par chacun de nous, cela devient destructeur que par la fréquence et la répétition dans le temps, l’individu pervers est fixé dans mode de
relation a l’autre car il aura a s’engager et reconnaître sa part de responsabilité, il leur faut rabaisser les autres pour acquérir une bonne estime de soi et acquérir le pouvoir.
La perversion fascine et fait peur.

C’est ce qui s’appelle empiéter sur le territoire psychique d’autrui.
Le contexte socio - culturel actuel permet a la perversité de se développer parce qu’elle y est tolérée, ne pas nommer la perversion est un acte encore plus grave, puisque c’est alors laisser la
victime démunie, agressée et agressable à merci, il existe même des manipulations plus grave qui touche a l’identité même de la victime.

Le mot pervers semble être violent, choquant et destiné à des fins criminelles, qu’est ce qu’un suicide ? un crime parfait ?

La dénomination de pervers renvoie clairement à la notion d’abus.

Cette destruction morale existe depuis toujours dans les familles et dans les entreprises ou l’on s’accommodait en période de plein emploi car les victimes avaient la possibilité de partir.
Aujourd’hui, celles-ci s’accrochent désespérément a leur poste de travail au détriment de leur santé tant physique que mentale, la société commence seulement a s’interroger.

Ce qui frappe dans tous les récits de souffrances, c’est la récurrence. Ce que chacun croyait singulier est en fait partagé par beaucoup d’autres.

R. Bazenet.

bazenet 15/09/2013

Cette société se montre unitaire et unilatérale face a ces tourments moraux
Elle devient aveugle a la vue des perversités quotidiennes
Intolérante face aux déséquilibrés sociaux, aux différentes cultures, d’éducation ou de manière de vivre
Qui a la base ne recherche que du travail, un toit, de quoi manger, une vie sociale saine, un sens,
un peu de dignité, d’honneur, d’humanité, une évolution, un avenir autre que la misère, l’exclusion,
la peur, la pourriture, la déchéance morale et physique, la destruction et la mort..

c’est ce qui permet a cette société d’instaurer les agressions diverses et plus ou moins efficaces, suivant les besoins, les caractères, les individus, les races, les hiérarchies, les mémoires et
bien d’autres.

On se supporte, on se tolère, s’apprécie, on s’aime, on change, on se maltraite, on se soulève, on se cultive,
on parle, on se soigne, on se regarde, on s’écoute parler, on entend ben, on travail ensemble, on construit ensemble, on entreprend, on vit ensemble, on apprend, on crée, on cherche ensemble, on
s’apprivoise,
on se familiarise, e que je veux dire c’est que l’on vit ensemble,

Vivre, là est tout le problème.

Vivre tel que je suis, tel que je vis, est quoi au juste, quelque chose de malhonnête, d’inhumain, d’incompréhensible, d’insupportable, d’inacceptable, de condamnable, digne de blâme suis-je
coupable de quoique se soit ?

Suis-je une victime ?

Je ne suis qu’un être humain, je possède identité, j’ai été reconnu par mes parents, a ma naissance,
comme un de leurs enfants, même malformé, même si …
pourquoi est ce que l’on m’apparente a autre chose que cela ?

qu’est ce que le neuro-type idéal ?
qui peut prétendre être né, politiquement correct, qui peut prétendre être parfait ? qui peut se permettre de prétendre ?

nous sommes tous unique et différent les uns des autre, sous une forme ou sous une autre,.
Qui peut se permettre de juger, d’exclure et de condamné son prochain ?

Qui peut se permettre de dire : je suis ce qu’il y a de mieux ici et pourquoi je ferais ci ou ça, je fais de mon mieux et l’on me dit que je suis condamné alors je mens et entretient la perversité
de cette société, de cette humanité.

le harcèlement moral, discrimintoire et psychogique est lié a l’être humain, c’est la peur.

L’humain en est même arrivé à établir des textes de lois pour se permettre, s’obliger, s’interdire, se punir ou autre je ne sais quoi ?

Pourquoi ne pourrait on pas vivre, tout simplement ?

r. Bazenet.